L'HYper PRésent Appliqué à la Musique (et autres trucs...)

3.11.10

Small Black

Small Black: Despicable Dogs from Yoonha Park on Vimeo.

Mignon et léger. Toujours dans cette veine d'électro éthérée un peu molassone, chantée avec douceur et mélodie.

Small Black: Bad Lover from Nick Bentgen on Vimeo.

Un peu des "anti - Crystal castles" en fait. Même si ça veut pas dire grand chose, j'avais envie de l'écrire.
MySpace
Blog

2.11.10

[Série] - Rubicon




Voilà bien une série dont le nom et la période de diffusion ne laissait pas espérer chez moi un enthousiasme délirant. Impossible avec ce sobriquet, Rubicon, de savoir de quoi ça allait parler. C'est con, mais pour moi, ça compte. Walking Dead, on imagine bien une horde de décérébrés avançant avec un œil pendant, un demi pied et 3 doigts ; The Event, on sait qu'il y a un EVENT qui se prépare, un truc énorme, un truc qui nous tiendra en haleine pendant au moins 6 mois/saisons/ans ; No Ordinary Family, on se doute bien qu'il y a un truc qui cloche chez les voisins là, un gros chauve évadé de The Shield qui fait la cuisine avec un tablier, non mais oh !?... Bref, dans la famille des nouvelles séries de 2010, on annonce le bousin à venir, on envoie le steak d'emblée sans la salade de tomates en entrée.
Rubicon lui, c'est le vilain petit canard. Non seulement avant de bouffer le plat principal, et mieux encore de savourer le délicieux dessert final, il prend la peine de proposer belle et douce entrée (en matière)... mais en plus elle est elle même précédée d'un subtil apéritif dont on ignore la provenance. Le tout, avec un sérieux goût de "reviens-y". Miam.
Je traduis : en gros, en lisant le nom, on ne sait absolument pas dans quoi on va tomber, le début est lent, posé, pas évident. Mais une fois plongé dedans, on savoure, on kiffe, on vibre, avant de se régaler sur la fin... et d'en demander encore ! Ça résume assez bien la manière avec laquelle j'ai "vécu" cette série.



Le pitch brièvement : un gusse au gros nez - déjà vu dans 24 - taffe pour une obscure institution gouvernementale indépendante chargée de lutter contre le terrorisme **tiiing tiiing déjà entendu tiiing tiiing**. A travers une suite de coïncidences tarabiscotées, une puce vient lui chuchoter à l'oreille que quelque chose de louche se cache derrière la mort de son mentor. Parallèlement, une femme tente de comprendre le geste de son mari qui vient de se faire sauter le caisson dans son beau manoir. Ceci est un spoiler de la première minute du pilote de la série, désolé.
Tout ça, plus le générique, honnêtement, on prend peur. Peur de se retrouver dans un mic-mac sans queue ni tête (mais avec un gros nez), d'élucubrations numéraires, de conclusions incompréhensiblement évidentes pour notre héros,...Hé bien, de tout cela, il y aura en partie. Et pourtant, on aimera. Enfin, en tout cas moi, j'ai aimé.

Et ce pour plein de raisons :
- le casting est excellent. Entre Will le solitaire dépressif qui devra rapidement s'improviser chef de bande, le gros Grant avec sa tronche de fonctionnaire anglais, le stressé Miles qui ne dort jamais, la droguée Tanya et ses yeux de chouettes, le vieux Ingram et sa voix de Père Fouras,...tous les rôles sont campés par d'excellents acteurs sachant - bien aidés par un script aux petits oignons - rendre crédible au possible leur personnage.
- le scénario / script : l'histoire globale ne recèle pas de trésors d'ingéniosité, de trouvailles jamais vues, ni de cliffhangers à couper le souffle. Non. Mais chaque épisode est une pièce importante du puzzle final. Rien n'est à jeter, chaque détail compte, pas de remplissage. Tout ne sert pas l'histoire elle même, non, mais le temps est simplement pris, autour d'une scène qui d'un œil extérieur peut paraître anodine voire ennuyeuse, pour creuser un personnage, une relation.  
Miles passe ses nuits au travail... 
Will reluque sa voisine,...
...
What The Fuck??
...
Ouais. Mais What The Fuck bien!
- esthétiquement réussi : je ne sais pas si AMC a fait signer une charte à ses séries, obligeant les réalisateurs à se casser le cul pour que visuellement ça marque, mais entre Mad Men, Breaking Bad, Walking Dead (bon, pas encore vu énormément, mais rien que le trailer déjà, brr...), et désormais Rubicon, ... comment dire..sé bo kikoo lol. Pas de split screens ou de trouvailles innovantes, pas d'effets spéciaux, juste de la réalisation de talent. Des plans bien choisis, de belles couleurs... On en vient presque à poser un œil "nouveau" sur un New-York pourtant tellement présent dans le paysage des séries/films.
Le parallèle avec la série 24 - aussi chère à mon cœur - me vient très souvent en tête en écrivant ces lignes. Tout oppose ces deux séries qui pourtant se retrouvent autour de thèmes similaires : menace terroriste, théories du complot, héros solitaire,...
Mais là ou Jack Bauer investigue aidé par des PDA, des satellites, des centaines de serveurs, des drones...Will travaille encore avec un stylo et du papier. Il griffonne, il gomme, il rature. Il réfléchit, Jack agit.
La CTU est abritée dans des locaux ultra sécurisés, avec des portes transparentes qui font "tchhh" quand tu les ouvres, des bilip bilip dans tous les coins...L'institut pour lequel travaille Will, l'API (American Policy Institute) travaille dans des locaux dignes de l'armée du salut. Des murs ternes et verts, des portes en bois (mais avec une vitre quand même), des salles de réunion avec un TABLEAU, et même... une cantine ! Will mange, Jack non. 
Dans 24, les bad guys sont ultra équipés et jamais là où on le pense. Dans Rubicon, quand ils vous prennent en filature, ils se planquent dans l'ombre d'une porte lorsque vous vous retournez.
Etc.
Je grossis volontairement le trait, car Rubicon n'est pas non plus le Derrick d'AMC (il y a aussi un service informatique avec des serveurs à l'API, Will utilise aussi un portable et possède une adresse mail), mais pour deux institutions travaillant au final dans un même but, je trouvai cette comparaison inévitablement intéressante.

Le traitement du "héros" peut aussi être source de comparaisons. Les créateurs de 24 essaient tant bien que mal de donner un aspect humain à Jack Bauer. Mais hé, on n'est pas dupe! Jack est un surhomme, un robot, un insubmersible, un indestructible! Il ont beau le faire rigoler en début de saison lorsque sa petite-fille lui fait un gouzi, ou bien en fin de saison lorsque l'on tue sa femme/fiancée/meuf, ça sonne - presque - faux. Et ça n'est pas ce qu'on attend chez lui, donc on s'en fout. 
Will est assurément plus humain. Plus proche de nous. Au contraire de Jack, on ne sait quasiment rien de sa famille. Mais par de subtiles petites touches, on arrive à nous faire comprendre à quel point il souffre d'une absence, d'une perte, dont il ne parle jamais. Le mec, quand il rentre chez lui, t'as l'impression qu'il peut se foutre en l'air à tout moment. Bon, après vu la gueule de son appart,...
C'est ici l'une des grandes réussites de la série : parvenir à marier le côté investigation avec le côté psychologique crédible de personnages attachants. Au pluriel oui, car même si moins mis en avant, le reste de son "crew" est aussi passé à la moulinette de l'intime.

 
Dernière, et non des moindres, différences entre ces deux séries : Will n'est pas seul à faire avancer le Schmilblick. Je ne dis pas que Jack la joue solo à 100%, au contraire d'ailleurs, mais le fil de Rubicon est mené par deux récits distincts (du moins au début). En effet, même si j'en parle moins - car moins passionné par ce côté - la quête de Katherine Rhumor visant à comprendre le suicide de son mari est tout aussi importante dans la compréhension globale. Aidée par des indices clairsemés par son mari avant sa mort, elle remonte petit à petit le fil de sa double existence, avant d'en saisir la pleine portée... Si je devais apporter un bémol à la série, ça serait sur le traitement de cette face là de l'histoire où j'avoue m'être parfois ennuyé, surtout dans sa partie inaugurale.

Gros coup de cœur pour cette série dont j'attendais initialement peu, mais qui me donna entière satisfaction. La fin de la saison est en plus suffisamment intelligente pour à la fois permettre une suite (saison 2 toujours pas confirmée...) ou nous laisser y réfléchir par nous même sans que l'on reste sur sa faim.



Nouvelle orientation

Ne parler que de musique ici me fait assez chier en fait. Je me rend compte que j'ai tout le temps envie de parler de choses qui n'auraient pas sa place ici, si je me restreint à la musique. Donc je serai amené à parler désormais de sujets plus élargis, tout en restant autour de la culture. Séries, films, mangas, bouquins,...à venir.

8.10.10

Cloud Nothings - "Hey Cool Kid"


Cloud Nothings - Hey Cool Kid from Allen Cordell on Vimeo.

Quand même plus pour le clip que pour la chanson elle même...mais me font penser, avec leurs autres titres, au groupe Harlem que j'aime beaucoup, donc..

MON KHMER - Passwords



Un peu comme si les gars de Foals s'étaient avalés une boîte de Tranxène. Un peu comme sur le dernier album remarque...

Bad Cop - "Control"



Du rock de Nashville, pas très finaud, mais on s'en fout.

16.9.10

1,2,3 - Confetti


2 américains visiblement fans de Supergrass dont les titres présent sur la page Myspace m'ont vraiment accroché le lobe de l'oreille. Pas grand chose de sortis il me semble à leur actif. Un single "Going Away Party" à attraper sur Itunes, ou rough trade.
Leur titre "Confetti" est lui disponible gratuitement ici.
Mais tout vaut vraiment le coup, que ça soit "Feeling Holy" ou "Can't bribe God". Franchement bluffants...
Myspace Allez!
Myspace Allez!
Myspace Allez!

21.7.10

Free Energy - Free Energy



Des petits branleurs qui aiment Weezer. Ces derniers s'essoufflant quand même pas mal depuis quelque temps, c'est rafraîchissant.

Klaxons - Echoes



Les Klaxons bougent enfin à nouveau. Le nouvel album à la gestation difficile (un premier jet ayant été carrément refusé, ils ont dû revoir leur copie) et au producteur douteux (Ross Robinson qui a produit un certain nombre d'horreurs comme du Slipknot, du Korn, du Deftones ou du Limp Bizcit) arrivera dans les prochaines semaines. Il s'appelle "Surfing The Void".
A l'écoute de ce single, on se rapprochera plutôt des polis et publicitaires Gravity's Rainbow ou Golden Skans que du déjanté et génial Atlantis To Interzone. Bref, ça vieillit, donc ça murit.

Washed Out - Feel it all around



Chill-wave down tempo from outterspace megatron.Ouais. Pour résumer, de l'électro pour faire danser les gens mous. L'Ep (?) Life Of Leisure peut donc faire danser ces mêmes gens mous, sur 6 chansons différentes. Comme avec ces chaleurs, on a plus envie d'être mou qu'autre chose, ça tombe bien.

Django Django - WOR



Ces doux dingues semblent aimer le Beta Band. Donc je les aime forcément un peu. En écoutant leur EP Storm, je me dis qu'ils doivent aussi apprécier Jim Noir. Je les aime donc encore un peu plus. Leur reste plus qu'à trouver comment s'en inspirer sans les singer autant.

Best Coast - Something In The Way



Le son est dégueu et le clip à l'arrache, mais la mélodie est là, et elle reste, donc ma foi...
L'album de ce duo pour le moins atypique - une jolie jeune blonde et un affreux chinois barbu - vaut le détour, même si un gros sentiment de répétition s'installe au fur et à mesure.

Double Dagger - No Allies



Basse / Batterie / Braillements : du tatapoum dans les règles de l'art. Les Bromheads Jacket ne sont pas loin...

26.6.10

Monarchy - The Phoenix Alive

Ce duo electro londonien me fait penser aux australiens de Midnight Juggernaughts. Un son "rétro futuriste" et des mélodies simples et efficaces.



Happy Birthday - Girls Fm

Entre power pop et garage, une belle découverte en prévision des longs trajets en voiture qui nous attendent. Une voix qui me fait penser à Jay Reatard et de bien belles trouvailles mélodiques. Frais.

20.5.10

Petites écoutes du moment

LCD Soundsystem - This Is Happening (2010)


Son génial Get Innocuous rythmait mes crimes gratuits sur personnes âgées dans Liberty City, et son Daft Punk Is Playing In My House fut la tête de proue de la bande son de mon été 2005 (je crois,... je suis arrivé au stade de vieillissement où je mélange les années bordel). De son récent This Is Happening, le single Drunk Girls ressort immédiatement. Peut être trop. Je ne me reconnais pas trop dans l'hystérie collective qu'elle déclencha sur les réseaux sociaux lors de sa parution.
J'attendais autre chose du bonhomme que ce tabassage dancefloor de 3 minutes et quarante secondes. Et ça tombe plutôt bien, le titre inaugural Dance Yrself Clean mais surtout You Wanted A Hit avec leurs 8 et 9 minutes progressives, organiques et habitées me comblent amplement.





New Young Pony Club - The Optimist


Pas vraiment le genre de groupe dont j'attendais avec impatience le nouvel album. Non pas que leur Fantastic Playroom m'avait spécialement ennuyé, mais pas enthousiasmé non plus. 11. Bien mais pas top. Le genre d'albums que l'on est amené à écouter avant de les voir en première partie de concert ou en festival. On en ressort satisfait, se disant que cette electro-pop avec ces relans discos doit facilement faire remuer les corps en version live. Ce fut le cas. L'album par contre part vite aux oubliettes après coup.
Ce sera certainement le cas de ce gentil The Optimist. On sourit au début en tapant du pied, puis on s'ennuie avant de se demander ce que l'on écoutera après. Difficile pour moi de retenir autre chose que le Lost A Girl d'ouverture et le Chaos qui suivra.





Harlem - Hippies


Le gros coup de cœur du moment. Deux à trois écoutes par jour de cet album aux 16 titres sans faux pas. Je ne connais rien d'eux donc ne me lancerai pas dans un laïus de présentation. Leur son me fait cependant dire deux choses : américains et trois (guitare basse batterie). Leur style est entre les Black Lips, les Drums (pour taper dans l'actuel) et... d'autres groupes dont les riffs semblent nés dans les 60's, et à l'énergie "garage".
J'en ressortirai les titres Number One et Be My baby qui portent bien cette double casquette.
Bien entendu, pas de clips pour celles-ci, donc :






J'aurai bien aimé parler également du dernier et génial Black Keys (Brothers), du sympathique Surfer Blood (Astro Coast), de l'attendu Steve Mason (Boys Outside) ou de l'horrible Operator Please (Gloves).
Mais non.

29.4.10

27.4.10

MGMT - Congratulations

Je viens enfin de comprendre le second album de MGMT. Tout comme certains albums des Beatles avaient mis du temps afin de réellement s'offrir à moi - Abbey Road notamment - ce surprenant Congratulation est parvenu a ses fins.
Je ne cite pas complètement les Beatles au hasard, car il me semble que cet album pourrait devenir un classique, une référence. Le retournement de veste est brutal, et l'avis exagéré, mais telle est la sensation qui m'habitait à la sortie des 12 minutes de Syberian Breaks en cette fin d'après midi. Un espèce d'Opéra imaginaire s'est joué dans ma tête tout le long de la chanson. Plus qu'une chanson, s'en est une suite tenue par un fil qui jamais ne romps malgré sa finesse...
Le ludique Brian Eno à l'intro me faisant penser aux Buzzcocks, vient alors me réveiller en me secouant vigoureusement. La fin reste anecdotique pour moi, je reste un peu perché dans les airs Syberiens.
Les cinq chansons précédant Syberian Breaks sont toutes également brillantes. J'ai une sensation étrange en les écoutant : comme si elles venaient d'un passé lointain enfumé, tout en gardant un son moderne et lumineux. Pas sûr que ça veuille dire grand chose, mais ce sont les impressions à chaud après cette "révélation".
Forcément cet album me renvoie au dernier Gorillaz qui tenait le haut du pavé des albums 2010 dans mon petit cœur de pin landais. Si celui de Damon Albarn m'avait épaté avant tout par sa cohérence globale, Congratulations me parait moins "logique" dans ses enchainements. Un peu plus éparpillé, fou. Une folie qui sied parfaitement à la musique de cet album à la pochette tout aussi perchée:


Le clip du single Flash Delirium sorti en préambule de l'album ferait passer Vol Au Dessus d'Un Nid de Coucou pour les Bronzés Font Du Ski. Ça veut rien dire, mais on s'en fout :


J'en profite pour rendre hommage à une homme qui nous a quitté bien trop tôt :


En effet, Peter Brushing (l'inventeur de) est décédé hier, dans son domicile en mangeant une saucisse.

24.4.10

Petite annonce

Vends objet appelé "Limited Edition Boxset" du dernier album de Foals, Total Life Forever. Non ça n'est pas une reprise d'un single d'Alliage, mais bel et bien un titre d'album. Un vrai. Avec une pochette :



Par contre, je ne peux en dire plus sur le contenu physique du dit package, car celui-ci fut acheté non pas chez Gibert, mais plutôt à la Gilbert Montagner style. A l'aveugle quoi ( je précise pour le benêts).
Une grande confiance m'habitait après les incessantes ré-écoutes de leur excellent premier tir (Antidotes) ainsi que des singles qui précédèrent (Hummer, Mathletics et Balloons). Une seule et unique recette - ces riffs empruntés au Math-rock, cette rythmique syncopée ultra rapide, ces changements de rythme et ces montées - mais qui faisait mouche à chaque fois.
Une recette qui semble avoir fait long feu dans la tête de Yannis et de ses potes, car dans Total Life Forever il n'en reste plus que quelques bribes de riffs et les montées. Le rythme est retombé, et la fièvre dansante aussi. Place a des expérimentations soi disant plus matures, plus sombres... Bah pour le coup, on passe directement des Razmockets à Derrick. Sans la case Sauvés Par le Gong.
Oui, je suis né dans les années 80.

Leur concert de la semaine passé au Trabendo, où je m'étais pointé les oreilles encore vierge d'écoute du moindre titre de Total Life Forever, avait fait naître un embryon de doute au sujet de cet album. Nouveaux titres cassant le rythme et l'ambiance des anciens, chant souvent limite, ambiance moins folle. Bon, je mettait ceci sur la méconnaissance de ce nouvel album dont le premier le*k mis du temps à arriver.
Helas, y a plus d'Yannis, c'est là qu'est l'os ! Du moins celui que j'appréciais. Ce changement de cap leur permettra peut être d'élargir leur panel de "fans" ; mais peut être au prix du départ de ceux de la première heure. Qu'ils fassent gaffe, car au Djenga, quand on empile les bouts de bois en dégageant ceux constituant la base, ça se casse la gueule !



Quoi qu'il en soit, revenons à nos moutons avant qu'ils ne se perdent, les pauvres. Je vends donc ce surement magnifique objet de forme toujours inconnu et au contenu physique mystère, acheté au prix de 45 euros... pour la modique somme de 43.99€ !
Donné quoi...

23.4.10

Randomize Me.

Petit jeu : je laisse le random sur toute ma bibliothèque Itunes, et au fur et a mesure des morceaux proposés, et pendant leur écoute uniquement, j'écris ce qui me passe par la tête... :

The Thrills, Deckchairs ands cigarettes


Un groupe que j'avais découvert je crois au travers d'une pub pour une banque il me semble. Ça me fait pas penser à grand chose d'autre qu'être dans un état où l'on a pas envie de foutre grand chose. En plus on entend des bruits de mer et de mouettes là... Cruel quand on est enfermé dans un appart du 11ème parisien quand même... Surtout que la mer, l'océan et tous les restaurants attrape con qui vont avec, c'est pas avant une bonne paire de mois que nous les verrons... Ouais blabla seagull machin... Tiens, du coup je citerai Cantona : "when the seaguls follow the boat, it's because they know that sardines will be thown into the sea". Génie. Autre chose que cette merde molle de Roger Lemerre, qui tout aussi inspiré face a des journalistes, nous gratifiait en réponse à ce qui devait être une question sur sa future sélection : "si mon chapeau savait ce que je déciderai, je brulerais mon chapeau". Bon, peut être qu'en traduisant en anglais, ça passerait mieux, encore que...
Ah tiens, on quitte la mer pour un son plus d'intérieur. Il a du pleuvoir, bien fait pour ces inglishes...

The White Stripes, Hello Operator


Dans le genre de groupes que je vénérais fut un temps, mais qui me sort par les trous de nez désormais, c'est ici qu'ils se posent les White Stripes... Peut être que la sur-exposition du sieur Jack à travers des trucs assez moyens (Dead Weather) aide dans ce sens... Pourtant, je dois dire que l'un de mes meilleurs souvenirs d'Albums de la Semaine, c'était avec eux. Un décor en leur honneur tout de rouge orné, un son fantastique, et une présence bluffante.
Le morceau est court là, et c'est pas plus mal.

!!!, Hello, Is Things on ?


Alors ça, c'est étonnant, j'ai écouté ce groupe toute la journée, en particulier ce titre ou le riff de basse me rend dingo. Je garde toujours une énorme part de frustration aux écoutes de leurs albums tant la folie de leur concerts est loin d'être retranscrite... Surtout le premier album remarque. Mais leur second là, Myth Takes...bon dieu les concerts parisiens qui suivirent furent tous géniaux. Dont un mémorable Trabendo avec Holy Fuck en première partie : soirée parfaite. Le Trabendo étant une des salles que je préfère sur Paris en plus...j'y ai rarement été déçu quand je repense aux groupes vus : Black Keys, Kasabian, Klaxons, Foals, Ben Kweller, Hushpuppies.... Bon, pas des grands noms pour tout le monde, mais de très bons souvenirs. Dire que certain y ont vu feu-les Strokes...
Pas très glop les derniers mois pour !!! par contre, avec leur batteur (il me semble) qui a littéralement perdu la tête dans un ascenseur, le bassiste, le géééénial bassiste parti jouer avec LCD Soundsystem... J'ai pas mal d'appréhension du coup sur leur prochain bébé, qui devrait arriver à la rentrée...Les bébés moches, ça arrive.
Ah, je me souviens aussi d'une Black Session avec ces barjots qui se termina en une énorme "queue leu leu" avec la moitié de la salle, remontant les escaliers du studio 104, sous les yeux médusés de ce bon vieux Lenoir perché dans son aquarium (sic). L'un des deux chanteurs, celui qui joue aussi de la batterie, était en transe, faisait limite peur et était pied nu. Les gens étaient limite effrayés quand il s'approchait d'eux tout transpirant, gigotant. J'y avais amené une personne accompagnée d'un ami américain a lui - un espèce de Bill Gates dans le visuel. Il était limite blanc de trouille que le gars vienne le serrer dans ses bras...Pas drôle ce ricain a lunettes...

Late Of The Pier, Mad Dogs and Englishmen


L'un des titres que je connais le moins de ce pourtant génial album, Fantasy Black Channel. J'entends certains au fond de la salle crier à " la compression horrible empêchant une écoute totale de l'album". Bah fuck, ça défonce ce truc. Souvenir d'une cigale en folie lors d'un passage aux Festival des Inrocks, lors d'une soirée conclue par Hot Chip. Alors que je pensais au passage m'ennuyer sur le set des ricains, je fus agréablement surpris. Late Of The Pier ose quand même parfois ce que les Klaxons se refusaient.

Malajube, Casse-cou


Peut être l'un des seuls groupes rock chantant en français que j'apprécie et écoute régulièrement. En même temps, ce sont des canadiens, et on comprend rien à ce que baragouine le mec. Et le peu que l'on comprend on aurait préféré ne pas le faire, tant on frôle la niaiserie ultime. Du genre "si tu souris, je te lancerai des confettis". Ouais quand même. Bon, il a aussi une voix assez pénible le mec, a toujours chercher a chuchoter fort. Oui, c'est possible.
Je me demande pourquoi j'aime ce truc en fait, mais c'est un fait établi pourtant. "Jésus crie encore plus fort", ouais pas mal celle là. Ça vaut le coup de le répéter 8 fois en effet. Pas particulièrement marqué par leurs 2 lives par contre. Si ce n'est par un autisme permanent du chanteur caché sous une capuche noire. Dans mes souvenirs hein, il avait peut être de l'acné. Leur dernier album me fait prodigieusement chier par contre.

King Biscuit Time, Little White


Ahhh, un de mes petits chouchous. Ce bon Steve Mason, ex-Beta Band. Un groupe qui savait parfois mélanger Beatles et hiphop dans un même titre... Là, il est tout seul le Steve. Je ne sais trop pourquoi, mais lorsque je m'enchainais les James Ellroy dans mes trajets de métro, je mettais toujours soit du King Biscuit Time soit du Beta Band sur les oreilles. La voix de Mason avait peut être quelque chose me permettant de me concentrer sur l'évicération d'une prostituée orpheline âgée de 8 ans violée jusque dans les orbites oculaires, je sais pas...

Malajube, Luna


Bon, il suffit que 3 lignes plus haut je dise qu'un album m'emmerde pour que POF TADAAAM un titre me tombe dessus dans prévenir.2 minutes a meubler uniquement, ouf. Ouais en fait, c'est pas si pénible que ça. En essayant de ce concentrer sur tout ce qui n'est pas du texte, ça passe après tout... Un peu culcul la praline sur les bords, mais assez plaisant. Un petit synthé qui vient se poser sur le refrain pour caraméliser le tout. Bon, vais le ré-écouter ce Labyrinthes, ok...

Field Music, She Can Do What She Wants


Ah tiens, un autre des groupes que j'écoute pas mal en ce moment. Un titre de leur premier album ici par contre. Leur harmonies vocales me font parfois penser aux Beatles, mais leur musique est un peu plus...rock ? Je ne saurais comment définir leur style tiens, j'entends parfois "XTC-like'. Ouais bon, je pourrai me contenter de répéter ça après tout, sauf que XTC je connais assez mal au final. Un peu Drums & Wires, et pas mal Black Sea. Ah tiens, c'était un morceau concluant un album : un vide de 30 secondes pour terminer, génial.

These New Puritans, Orion


Des chouchous-bis. Avec le Gorillaz, c'est peut être l'album que j'ai le plus écouté cette année. Hidden. Pour la première fois de ma vie, j'ai acheté l'album en 4 exemplaires. Enfin, j'en possède 4 exemplaires : cd, digital, vinyle et Cd présent dans le bouquin de partitions. Petit craquage ouais. Sans regrets ceci dit. Pas comme la putain d'édition limitée du dernier Foals, achetée avant la première écoute du moindre morceau. Persuadé que "bah ça sera du Foals quoi, bonnardo". Bah punaise, pas déçu du voyage tiens.
Les These New Puritans me remémorent les piques lancées à leur égard par sieur Lenoir suite a une Black Session où ils étaient invités. La non-connaissance du sujet, et les conneries qui en découlèrent me firent penser un truc du genre "ah ouais mais Lenoir, il vieillit quand même...".

The Futureheads, The City Is Here For You To Use


Bon, failli passer l'intégralité de la durée du morceau a taper le nom du morceau. Je me revois à l'époque de la sortie de ce premier - excellent - album, sur Toulouse, me rendant à mon stage chez Orange à pied le long de la voix de chemin de fer. Un bien bel été pour moi qui découvrait alors toute cette vague - 6 mois après les Parisiengs - rock venue d'Angleterre, les Rakes, les Maximo Park, Kaiser Chiefs...

The Victorian English Gentleman's Club, Impossible Sightings Over Shelton


Probablement connus via un entrefilet des inrocks ceux-ci encore. Le genre de groupes que je n'écoute plus depuis plusieurs années, sans trop regretter au passage. Autant pour certains, je subis un effet "ah mais oui bordel, je dois ré-écouter absolument ce truuuc". Autant là, bof. j'ai pourtant un badge "ban the gin" qui traine dans l'appart. Probablement récupéré lors de leur passage a la Flèche d'or il y a quelques années...

Brooklyn, A Car & A Tree


L'un de mes premiers concerts parisiens : les Kooks au Nouveau Casino. Avec les Noisettes en support, et les Brooklyn donc. Une bonne soirée à l'époque. Je dis à l'époque, car si demain on me propose d'aller voir les Noisettes et les Kooks, je pense pouvoir trouver une excuse à base de piscine, de terrain de tennis ou de tabouret. Voire les 3 à la fois.
Pour Brooklyn, un album étrangement sorti d'abord à l'étranger (au Japon même il me semble) avant d'arriver en France il y a un peu plus d'un an. Rien d'original. Les deux premiers mesures du couplet me font penser à la mélodie d'I Will des Beatles que chantait McCartney sur le White Album. Un des derniers morceaux que je me suis amusé à apprendre à la gratte tiens...
Bon, sympa Broolkyn, mais 4 minutes là, bon, comment dire. C'est que je dois meubler moi là ow...



Petit expérience amusante, mais surtout assez éprouvante, car une mémoire consultée en permanence, avec les oreilles en mode attentives. Beaucoup plus de sens en action que lors de mes journées de boulot donc...

Kiffs de la Semaine

Deux petits clips pour les mettre en avant, de manière la plus simple qui soit. peu de mots à lire, juste a cliquer et écouter.

Joy Orbison - Hyph Mngo




The Hundred In The Hands - Dressed In Dresden

13.4.10

La Playlist de la Résurrection II.1 : Le retour Volume OUANE.

Retour de la playlist à réaction, en deux volumes cette fois, car je suis d'humeur partageuse. Ca se passe donc [[ici]].

Plastic Beach
, Gorillaz



Un peu l'album incontournable de ces dernières semaines ; matraquage publicitaire dans le métro (profitant de la période électorale pour parodier une affiche UMP) , articles dans tous les journaux, musique d'intro du Grand Journal,... bref, beaucoup d'éléments qui me font habituellement fuir, vomir et autres choses en -ir. Sauf que là, c'est Gorillaz. Donc, c'est Damon Albarn. Donc, on écoute.
Après deux albums gavés de tubes jusqu'à l'écœurement (enfin, un écœurement à la mode de Pâques, à savoir que l'on se fait toujours avoir à y revenir...), Damon le Bon a décidé de rameuter encore plus de potes pour jouer à "tartagueule à la récré". Hétéroclite la troupe avec ça : le vieux punk qui parle (Mark E. Smith, The Fall), le vieux rappeur à nattes (Snoop Dog), le vieux rockeur banané (Lou Reed), le popeux au prénom qui rime avec truffe (Gruff Rhys des Super Furry Animals), et autres.
Paradoxalement, le résultat est un album d'une cohérence rare. Telle une bande dessinée (de Jamie Hewlett bien entendu) que l'on feuillette, on parcourt les diverses p(l)ages, se laissant porter en rêvassant.

The Ghost Inside, Broken Bells


Danger Mouse, l'homme aux 1456 projets. Habituellement derrière les machines, tournant des boutons, augmentant des niveaux, rajoutant des filtres, des cœurs, ou des "lalalala", bref habituellement producteur (Beck, Black Keys, Gorillaz...), le mec est carrément ici le demi-géniteur...et le batteur. On se demande donc si l'autre tête pensante, plutôt habituée jusqu'ici au rôle de chef de meute (certes peu farouche) chez les Shins, ne risquait pas de se retrouver à l'étroit.
Son sens de la mélodie alambiquée et son agréable chant haut perché résisteraient ils à la production plus "groovy" (quel mot de merde au passage.. j'allais dire quoi sinon...groovée? c'est pire...donc oui, groovy) du producteur New Yorkais ? Un pari osé pour James Mercer : le risque de se retrouver écrasé, dominé par les basses et la rythmique plus percutantes que chez les Shins.
Le mariage est pour moi plutôt réussi (le morceau proposé symbolise parfaitement ce mélange des genres), même s'il faut bien avouer que l'effet Kiss Kool de l'album s'estompe au fur et à mesure des écoutes.

River Of Brakelights, Julian Casablancas


Ayant commencé la sélection de cette platylist il y a quelque mois, y seront présents aussi des titres que j'écoute moins ces derniers temps, mais qui furent au top de ma listening list à l'époque.
L'album de l'ancien Strokes Julian Casablancas me fit pourtant l'effet d'un peigne plein de cheveux à la première écoute. je m'explique.
Au début on voit le truc :"oh tiens, sympa un peigne, ça tombe bien, y a du vent, je suis tout décoiffé : je vais donc me recoiffer après ce frugal repas pris en front de mer". Donc tu prends le peigne plein d'entrain, même d'un air badin je dirais. Mais une fois que tu rapproches celui ci de ton cuir chevelu, donc de tes yeux (sauf si tu es difforme, mais alors là, c'est con pour toi car en plus d'etre moche, tu vas rien comprendre à cette superbe image), tu vois une horrible masse de cheveux sales accrochés aux dents du peigne. Et des cheveux étrangers en plus ! Répulsion ! Dégoût ! Peur ? C'est là que tout se joue. Si t'es froussard, tu jettes le peigne à la mer, et tu te casses. Mais d'une part, c'est pas très écologique et d'autre part, t'es toujours décoiffé, donc t'as l'air d'un con.
En s'accrochant un peu plus, on arrive petit à petit à oter les cheveux morts coincés entre les dents du peigne, afin de le rendre à nouveau désirable.
Et en plus, si t'es quelqu'un de cool, t'as une veste en jean dans laquelle tu possèdes une poche. Et dans cette poche, tu pourras glisser ce peigne afin de le réutiliser "ocazou".

Come Back Home, Two Door Cinema Club



Ce groupe - ayant eu le bon gout de mettre un matou en pochette de leur album - me semble une parfaite synthèse de beaucoup de groupinets britons de ces dernières années. J'y entends du Pete & The Pirates, du Cajun Dance Party, du Los Campesinos!, mais aussi quelques airs de Phoenix (cocoricoooo). Sans pour autant que le difficilement évitable côté "déjà entendu 100 fois" n'en gâchent l'écoute, frais et sans prétention, un bon petit album pour les premiers jours ensoleillés.


P.I.G.S.,- Holy Fuck



Découverts en première partie de !!! au Trabendo il y a de cela 2 bonnes années lors de ce qui fut mon meilleur concert parisien depuis 3 ans, Holy Fuck surprend en formation live par l'énergie de leurs samples boostés par une batterie surpuissante. La bizarrerie des bandes magnétiques qui pendouillent de leurs consoles, sur lesquels ils "travaillent" en direct intrigue aussi. Jouissif, puissant, dansant, ça tabasse et fracasse. En album par contre, c'est beaucoup plus fadasse, et l'on se surprend à n'en écouter que 2-3 titres avant d'aller voir ailleurs.
Une sensation frustrante lorsque l'on souhaite faire découvrir ces trublions canadiens autour de soi, qui semble disparaitre sur leur second album, Latin.
Plus cohérent, cet album monte en puissance au fur et à mesure des 9 titres proposés, pour terminer sur ce génial P.I.G.S.

Kontact Me, Boys Noize



De la même manière que le Julian Casablancas précédemment, ce titre de Boys Noize date de 2009, et fit partie d'un des albums présents dans mon top 10 annuel. Issu plus ou moins de la même "portée" que les Justice et autre Digitalism, l'allemand Boys Noize n'eut pas les "honneurs" de publicités et autres éclairements médiatiques sur son pourtant excellent, premier album Oï Oï Oï. Plus sombre, plus crade, son electro passe plus difficilement et laisse un goût étrange en bouche. Moins de mélodies "faciles" que Digitalism, ou de pompe 80's que Justice, Boys Noize reste plus en retrait du "grand public", tout en traçant sa route.
Son plus récent Power continue dans cette lignée de morceaux complexes et puissants. Free, Herta et Pampers n'y trouveront toujours pas leur compte pour de nouvelles annonces.

Clubhoppn, Para One


Restons dans la veine électronique avec un morceau du producteur électro frenchie Para One. Un titre qui "glitche" bien comme il faut, en me faisant furieusement penser à Jackson and His Computer Band. Le morceau est extrait de son premier album, Epiphanie, mais également de l'un de ces premiers EP, sortis tout deux chez Institubes.
Le garçon est aussi connu pour avoir bossé sur les 3 albums de ses potes de TTC et pour écrit la BO sub-aquatique du film La Naissance des Pieuvres. Cette dernière se détachant nettement de autres productions par un côté bien plus "ambiancé" proche de Boards Of Canada.

Model, To My Boy


Ils sont jeunes, hirsutes, aiment les couleurs criardes, les gros synthés mélangés aux guitares, sont basés en Angleterre et ont sorti un premier album (co) produit par James Ford. Il ne s'agit pourtant pas des Klaxons, même si les ressemblances sont légion, mais du duo Liverpuldien de To My Boy.
Sans posséder la finesse mélodique de leurs "ainés", leur electro-rock reste efficace et plaisante à dose raisonnable. Un nouvel album, The Habitable Zone, fera son apparition dans l'année. Pour une fois, ils ne seront pas en retard sur les Klaxons dont le silence devient à la longue inquiétant...

I'm Watching You, Jay Reatard


Mr Jay Reatard a bien fait de s'empresser durant 28 années pleines d'enregistrer un grand nombre de 45 tours, EP, albums, singles... avec les Reatard, les Lost Sounds, les Final Solutions ou encore les Nervous Patterns. Sous son propre nom, deux albums "seulement" dont Watch Me Fall paru en 2009. Des savants mélanges de pop, de punk, de garage, bricolés avec 3 ficelles, le tout enveloppé d'une énergie folle et d'une voix un brin nasillarde. Beaucoup d'ingrédients qui en firent donc un "grand espoir de l'indé US". Un statut qui n'évoluera hélas pas, car il fut retrouvé le 13 janvier de cette année, mort sur son lit, un mélange de cocaïne et d'alcool dans le sang. Une enquête pour homicide est en cours. Pas glop.


Evil Son, The Willowz


Ces garnements californiens chouchous du bricolo-réalisateur Michel Gondry - dont le fils dessina une version de la pochette de leur album Chautauqua - s'étaient un jour amusés à tagger l'url du site web de leur groupe (avec un Z à la fin) sur le tour bus des Strokes. Un après concert arrosé en leur compagnie, quelques plaisanteries sur le nom de ce pauvre Nikolai et les quelques échanges de poings qui en découlèrent : ils se retrouvèrent alors dehors devant le tour bus, un marqueur à la main.
Branleurs.
Mais des branleurs sacrément doués pour balancer un rock oscillant entre garage, psychédélique ou blues. Des branleurs la tête dans une autre époque mais les pieds dans la notre. Et c'est tant mieux, cela nous offre l'opportunité de les voir transpirer en live avec leur (ex?)ceptionnel batteur.

Gravity Blues, Black Box Revelation

Les duos "guitare / batterie" n'ont jamais été aussi nombreux que depuis l'arrivée des White Stripes. Ont ainsi pris le pas Black Keys, Two Gallants, Blood Red Shoes, mais aussi les belges Black Box Revelation. Difficile d'innover totalement avec une formation si restreinte, : on se retrouve souvent avec un rock décliné avec des accents bluesy (Black Keys), folk (Two Gallants) ou pop (Blood Red Shoes). Les Black Box Revelations, découverts en première partie de leurs compatriotes flamands dEUS, seraient alors à mi -chemin entre le premier et le dernier duo cité.
Moins subtile que celle de Dan Auerbach, la guitare des BBR balance de bon gros riffs distordus pendant que le collègue martèle sur ses fûts comme si sa vie en dépendait. Tout en sachant mettre la pédale douce pour quelques morceaux plus posés, comme sur celui proposé ici.

Answer To Yourself, The Soft Pack - The Girls Taught Me A Dance, The Strange Boys


Deux groupes qui fricotent depuis plus ou moins longtemps - 2007 pour les premiers, avant nommés The Muslims, et 2001 pour les second - avec la scène indé US, empilant les EP, singles et LP. Ce ne sont pourtant que leurs ouvrages de 2009 (And Girls Club pour les Strange Boys) et 2010 (album éponyme pour les Soft Pack) qui me les feront découvrir simultanément.
La scène indé US en question n'est pas celle des Vampire Weekend, Yeasaer et autres Very Best avec leurs pop-songs MamadouEtMariamisantes, mais plutôt celle proche des Black Lips et leur rock kinksien.
Si les chansons des Soft Pack brillent par leur immédiateté, celles des Strange Boys peuvent être desservies par une voix assez spéciale parfois taxée de "trop dylanesque". Une sensation bien plus présente sur leur dernier et tout récent album, Be Brave.

Tout ce fatras est donc toujours disponible [[ici]].
to be continued...