L'HYper PRésent Appliqué à la Musique (et autres trucs...)

29.4.10

27.4.10

MGMT - Congratulations

Je viens enfin de comprendre le second album de MGMT. Tout comme certains albums des Beatles avaient mis du temps afin de réellement s'offrir à moi - Abbey Road notamment - ce surprenant Congratulation est parvenu a ses fins.
Je ne cite pas complètement les Beatles au hasard, car il me semble que cet album pourrait devenir un classique, une référence. Le retournement de veste est brutal, et l'avis exagéré, mais telle est la sensation qui m'habitait à la sortie des 12 minutes de Syberian Breaks en cette fin d'après midi. Un espèce d'Opéra imaginaire s'est joué dans ma tête tout le long de la chanson. Plus qu'une chanson, s'en est une suite tenue par un fil qui jamais ne romps malgré sa finesse...
Le ludique Brian Eno à l'intro me faisant penser aux Buzzcocks, vient alors me réveiller en me secouant vigoureusement. La fin reste anecdotique pour moi, je reste un peu perché dans les airs Syberiens.
Les cinq chansons précédant Syberian Breaks sont toutes également brillantes. J'ai une sensation étrange en les écoutant : comme si elles venaient d'un passé lointain enfumé, tout en gardant un son moderne et lumineux. Pas sûr que ça veuille dire grand chose, mais ce sont les impressions à chaud après cette "révélation".
Forcément cet album me renvoie au dernier Gorillaz qui tenait le haut du pavé des albums 2010 dans mon petit cœur de pin landais. Si celui de Damon Albarn m'avait épaté avant tout par sa cohérence globale, Congratulations me parait moins "logique" dans ses enchainements. Un peu plus éparpillé, fou. Une folie qui sied parfaitement à la musique de cet album à la pochette tout aussi perchée:


Le clip du single Flash Delirium sorti en préambule de l'album ferait passer Vol Au Dessus d'Un Nid de Coucou pour les Bronzés Font Du Ski. Ça veut rien dire, mais on s'en fout :


J'en profite pour rendre hommage à une homme qui nous a quitté bien trop tôt :


En effet, Peter Brushing (l'inventeur de) est décédé hier, dans son domicile en mangeant une saucisse.

24.4.10

Petite annonce

Vends objet appelé "Limited Edition Boxset" du dernier album de Foals, Total Life Forever. Non ça n'est pas une reprise d'un single d'Alliage, mais bel et bien un titre d'album. Un vrai. Avec une pochette :



Par contre, je ne peux en dire plus sur le contenu physique du dit package, car celui-ci fut acheté non pas chez Gibert, mais plutôt à la Gilbert Montagner style. A l'aveugle quoi ( je précise pour le benêts).
Une grande confiance m'habitait après les incessantes ré-écoutes de leur excellent premier tir (Antidotes) ainsi que des singles qui précédèrent (Hummer, Mathletics et Balloons). Une seule et unique recette - ces riffs empruntés au Math-rock, cette rythmique syncopée ultra rapide, ces changements de rythme et ces montées - mais qui faisait mouche à chaque fois.
Une recette qui semble avoir fait long feu dans la tête de Yannis et de ses potes, car dans Total Life Forever il n'en reste plus que quelques bribes de riffs et les montées. Le rythme est retombé, et la fièvre dansante aussi. Place a des expérimentations soi disant plus matures, plus sombres... Bah pour le coup, on passe directement des Razmockets à Derrick. Sans la case Sauvés Par le Gong.
Oui, je suis né dans les années 80.

Leur concert de la semaine passé au Trabendo, où je m'étais pointé les oreilles encore vierge d'écoute du moindre titre de Total Life Forever, avait fait naître un embryon de doute au sujet de cet album. Nouveaux titres cassant le rythme et l'ambiance des anciens, chant souvent limite, ambiance moins folle. Bon, je mettait ceci sur la méconnaissance de ce nouvel album dont le premier le*k mis du temps à arriver.
Helas, y a plus d'Yannis, c'est là qu'est l'os ! Du moins celui que j'appréciais. Ce changement de cap leur permettra peut être d'élargir leur panel de "fans" ; mais peut être au prix du départ de ceux de la première heure. Qu'ils fassent gaffe, car au Djenga, quand on empile les bouts de bois en dégageant ceux constituant la base, ça se casse la gueule !



Quoi qu'il en soit, revenons à nos moutons avant qu'ils ne se perdent, les pauvres. Je vends donc ce surement magnifique objet de forme toujours inconnu et au contenu physique mystère, acheté au prix de 45 euros... pour la modique somme de 43.99€ !
Donné quoi...

23.4.10

Randomize Me.

Petit jeu : je laisse le random sur toute ma bibliothèque Itunes, et au fur et a mesure des morceaux proposés, et pendant leur écoute uniquement, j'écris ce qui me passe par la tête... :

The Thrills, Deckchairs ands cigarettes


Un groupe que j'avais découvert je crois au travers d'une pub pour une banque il me semble. Ça me fait pas penser à grand chose d'autre qu'être dans un état où l'on a pas envie de foutre grand chose. En plus on entend des bruits de mer et de mouettes là... Cruel quand on est enfermé dans un appart du 11ème parisien quand même... Surtout que la mer, l'océan et tous les restaurants attrape con qui vont avec, c'est pas avant une bonne paire de mois que nous les verrons... Ouais blabla seagull machin... Tiens, du coup je citerai Cantona : "when the seaguls follow the boat, it's because they know that sardines will be thown into the sea". Génie. Autre chose que cette merde molle de Roger Lemerre, qui tout aussi inspiré face a des journalistes, nous gratifiait en réponse à ce qui devait être une question sur sa future sélection : "si mon chapeau savait ce que je déciderai, je brulerais mon chapeau". Bon, peut être qu'en traduisant en anglais, ça passerait mieux, encore que...
Ah tiens, on quitte la mer pour un son plus d'intérieur. Il a du pleuvoir, bien fait pour ces inglishes...

The White Stripes, Hello Operator


Dans le genre de groupes que je vénérais fut un temps, mais qui me sort par les trous de nez désormais, c'est ici qu'ils se posent les White Stripes... Peut être que la sur-exposition du sieur Jack à travers des trucs assez moyens (Dead Weather) aide dans ce sens... Pourtant, je dois dire que l'un de mes meilleurs souvenirs d'Albums de la Semaine, c'était avec eux. Un décor en leur honneur tout de rouge orné, un son fantastique, et une présence bluffante.
Le morceau est court là, et c'est pas plus mal.

!!!, Hello, Is Things on ?


Alors ça, c'est étonnant, j'ai écouté ce groupe toute la journée, en particulier ce titre ou le riff de basse me rend dingo. Je garde toujours une énorme part de frustration aux écoutes de leurs albums tant la folie de leur concerts est loin d'être retranscrite... Surtout le premier album remarque. Mais leur second là, Myth Takes...bon dieu les concerts parisiens qui suivirent furent tous géniaux. Dont un mémorable Trabendo avec Holy Fuck en première partie : soirée parfaite. Le Trabendo étant une des salles que je préfère sur Paris en plus...j'y ai rarement été déçu quand je repense aux groupes vus : Black Keys, Kasabian, Klaxons, Foals, Ben Kweller, Hushpuppies.... Bon, pas des grands noms pour tout le monde, mais de très bons souvenirs. Dire que certain y ont vu feu-les Strokes...
Pas très glop les derniers mois pour !!! par contre, avec leur batteur (il me semble) qui a littéralement perdu la tête dans un ascenseur, le bassiste, le géééénial bassiste parti jouer avec LCD Soundsystem... J'ai pas mal d'appréhension du coup sur leur prochain bébé, qui devrait arriver à la rentrée...Les bébés moches, ça arrive.
Ah, je me souviens aussi d'une Black Session avec ces barjots qui se termina en une énorme "queue leu leu" avec la moitié de la salle, remontant les escaliers du studio 104, sous les yeux médusés de ce bon vieux Lenoir perché dans son aquarium (sic). L'un des deux chanteurs, celui qui joue aussi de la batterie, était en transe, faisait limite peur et était pied nu. Les gens étaient limite effrayés quand il s'approchait d'eux tout transpirant, gigotant. J'y avais amené une personne accompagnée d'un ami américain a lui - un espèce de Bill Gates dans le visuel. Il était limite blanc de trouille que le gars vienne le serrer dans ses bras...Pas drôle ce ricain a lunettes...

Late Of The Pier, Mad Dogs and Englishmen


L'un des titres que je connais le moins de ce pourtant génial album, Fantasy Black Channel. J'entends certains au fond de la salle crier à " la compression horrible empêchant une écoute totale de l'album". Bah fuck, ça défonce ce truc. Souvenir d'une cigale en folie lors d'un passage aux Festival des Inrocks, lors d'une soirée conclue par Hot Chip. Alors que je pensais au passage m'ennuyer sur le set des ricains, je fus agréablement surpris. Late Of The Pier ose quand même parfois ce que les Klaxons se refusaient.

Malajube, Casse-cou


Peut être l'un des seuls groupes rock chantant en français que j'apprécie et écoute régulièrement. En même temps, ce sont des canadiens, et on comprend rien à ce que baragouine le mec. Et le peu que l'on comprend on aurait préféré ne pas le faire, tant on frôle la niaiserie ultime. Du genre "si tu souris, je te lancerai des confettis". Ouais quand même. Bon, il a aussi une voix assez pénible le mec, a toujours chercher a chuchoter fort. Oui, c'est possible.
Je me demande pourquoi j'aime ce truc en fait, mais c'est un fait établi pourtant. "Jésus crie encore plus fort", ouais pas mal celle là. Ça vaut le coup de le répéter 8 fois en effet. Pas particulièrement marqué par leurs 2 lives par contre. Si ce n'est par un autisme permanent du chanteur caché sous une capuche noire. Dans mes souvenirs hein, il avait peut être de l'acné. Leur dernier album me fait prodigieusement chier par contre.

King Biscuit Time, Little White


Ahhh, un de mes petits chouchous. Ce bon Steve Mason, ex-Beta Band. Un groupe qui savait parfois mélanger Beatles et hiphop dans un même titre... Là, il est tout seul le Steve. Je ne sais trop pourquoi, mais lorsque je m'enchainais les James Ellroy dans mes trajets de métro, je mettais toujours soit du King Biscuit Time soit du Beta Band sur les oreilles. La voix de Mason avait peut être quelque chose me permettant de me concentrer sur l'évicération d'une prostituée orpheline âgée de 8 ans violée jusque dans les orbites oculaires, je sais pas...

Malajube, Luna


Bon, il suffit que 3 lignes plus haut je dise qu'un album m'emmerde pour que POF TADAAAM un titre me tombe dessus dans prévenir.2 minutes a meubler uniquement, ouf. Ouais en fait, c'est pas si pénible que ça. En essayant de ce concentrer sur tout ce qui n'est pas du texte, ça passe après tout... Un peu culcul la praline sur les bords, mais assez plaisant. Un petit synthé qui vient se poser sur le refrain pour caraméliser le tout. Bon, vais le ré-écouter ce Labyrinthes, ok...

Field Music, She Can Do What She Wants


Ah tiens, un autre des groupes que j'écoute pas mal en ce moment. Un titre de leur premier album ici par contre. Leur harmonies vocales me font parfois penser aux Beatles, mais leur musique est un peu plus...rock ? Je ne saurais comment définir leur style tiens, j'entends parfois "XTC-like'. Ouais bon, je pourrai me contenter de répéter ça après tout, sauf que XTC je connais assez mal au final. Un peu Drums & Wires, et pas mal Black Sea. Ah tiens, c'était un morceau concluant un album : un vide de 30 secondes pour terminer, génial.

These New Puritans, Orion


Des chouchous-bis. Avec le Gorillaz, c'est peut être l'album que j'ai le plus écouté cette année. Hidden. Pour la première fois de ma vie, j'ai acheté l'album en 4 exemplaires. Enfin, j'en possède 4 exemplaires : cd, digital, vinyle et Cd présent dans le bouquin de partitions. Petit craquage ouais. Sans regrets ceci dit. Pas comme la putain d'édition limitée du dernier Foals, achetée avant la première écoute du moindre morceau. Persuadé que "bah ça sera du Foals quoi, bonnardo". Bah punaise, pas déçu du voyage tiens.
Les These New Puritans me remémorent les piques lancées à leur égard par sieur Lenoir suite a une Black Session où ils étaient invités. La non-connaissance du sujet, et les conneries qui en découlèrent me firent penser un truc du genre "ah ouais mais Lenoir, il vieillit quand même...".

The Futureheads, The City Is Here For You To Use


Bon, failli passer l'intégralité de la durée du morceau a taper le nom du morceau. Je me revois à l'époque de la sortie de ce premier - excellent - album, sur Toulouse, me rendant à mon stage chez Orange à pied le long de la voix de chemin de fer. Un bien bel été pour moi qui découvrait alors toute cette vague - 6 mois après les Parisiengs - rock venue d'Angleterre, les Rakes, les Maximo Park, Kaiser Chiefs...

The Victorian English Gentleman's Club, Impossible Sightings Over Shelton


Probablement connus via un entrefilet des inrocks ceux-ci encore. Le genre de groupes que je n'écoute plus depuis plusieurs années, sans trop regretter au passage. Autant pour certains, je subis un effet "ah mais oui bordel, je dois ré-écouter absolument ce truuuc". Autant là, bof. j'ai pourtant un badge "ban the gin" qui traine dans l'appart. Probablement récupéré lors de leur passage a la Flèche d'or il y a quelques années...

Brooklyn, A Car & A Tree


L'un de mes premiers concerts parisiens : les Kooks au Nouveau Casino. Avec les Noisettes en support, et les Brooklyn donc. Une bonne soirée à l'époque. Je dis à l'époque, car si demain on me propose d'aller voir les Noisettes et les Kooks, je pense pouvoir trouver une excuse à base de piscine, de terrain de tennis ou de tabouret. Voire les 3 à la fois.
Pour Brooklyn, un album étrangement sorti d'abord à l'étranger (au Japon même il me semble) avant d'arriver en France il y a un peu plus d'un an. Rien d'original. Les deux premiers mesures du couplet me font penser à la mélodie d'I Will des Beatles que chantait McCartney sur le White Album. Un des derniers morceaux que je me suis amusé à apprendre à la gratte tiens...
Bon, sympa Broolkyn, mais 4 minutes là, bon, comment dire. C'est que je dois meubler moi là ow...



Petit expérience amusante, mais surtout assez éprouvante, car une mémoire consultée en permanence, avec les oreilles en mode attentives. Beaucoup plus de sens en action que lors de mes journées de boulot donc...

Kiffs de la Semaine

Deux petits clips pour les mettre en avant, de manière la plus simple qui soit. peu de mots à lire, juste a cliquer et écouter.

Joy Orbison - Hyph Mngo




The Hundred In The Hands - Dressed In Dresden

13.4.10

La Playlist de la Résurrection II.1 : Le retour Volume OUANE.

Retour de la playlist à réaction, en deux volumes cette fois, car je suis d'humeur partageuse. Ca se passe donc [[ici]].

Plastic Beach
, Gorillaz



Un peu l'album incontournable de ces dernières semaines ; matraquage publicitaire dans le métro (profitant de la période électorale pour parodier une affiche UMP) , articles dans tous les journaux, musique d'intro du Grand Journal,... bref, beaucoup d'éléments qui me font habituellement fuir, vomir et autres choses en -ir. Sauf que là, c'est Gorillaz. Donc, c'est Damon Albarn. Donc, on écoute.
Après deux albums gavés de tubes jusqu'à l'écœurement (enfin, un écœurement à la mode de Pâques, à savoir que l'on se fait toujours avoir à y revenir...), Damon le Bon a décidé de rameuter encore plus de potes pour jouer à "tartagueule à la récré". Hétéroclite la troupe avec ça : le vieux punk qui parle (Mark E. Smith, The Fall), le vieux rappeur à nattes (Snoop Dog), le vieux rockeur banané (Lou Reed), le popeux au prénom qui rime avec truffe (Gruff Rhys des Super Furry Animals), et autres.
Paradoxalement, le résultat est un album d'une cohérence rare. Telle une bande dessinée (de Jamie Hewlett bien entendu) que l'on feuillette, on parcourt les diverses p(l)ages, se laissant porter en rêvassant.

The Ghost Inside, Broken Bells


Danger Mouse, l'homme aux 1456 projets. Habituellement derrière les machines, tournant des boutons, augmentant des niveaux, rajoutant des filtres, des cœurs, ou des "lalalala", bref habituellement producteur (Beck, Black Keys, Gorillaz...), le mec est carrément ici le demi-géniteur...et le batteur. On se demande donc si l'autre tête pensante, plutôt habituée jusqu'ici au rôle de chef de meute (certes peu farouche) chez les Shins, ne risquait pas de se retrouver à l'étroit.
Son sens de la mélodie alambiquée et son agréable chant haut perché résisteraient ils à la production plus "groovy" (quel mot de merde au passage.. j'allais dire quoi sinon...groovée? c'est pire...donc oui, groovy) du producteur New Yorkais ? Un pari osé pour James Mercer : le risque de se retrouver écrasé, dominé par les basses et la rythmique plus percutantes que chez les Shins.
Le mariage est pour moi plutôt réussi (le morceau proposé symbolise parfaitement ce mélange des genres), même s'il faut bien avouer que l'effet Kiss Kool de l'album s'estompe au fur et à mesure des écoutes.

River Of Brakelights, Julian Casablancas


Ayant commencé la sélection de cette platylist il y a quelque mois, y seront présents aussi des titres que j'écoute moins ces derniers temps, mais qui furent au top de ma listening list à l'époque.
L'album de l'ancien Strokes Julian Casablancas me fit pourtant l'effet d'un peigne plein de cheveux à la première écoute. je m'explique.
Au début on voit le truc :"oh tiens, sympa un peigne, ça tombe bien, y a du vent, je suis tout décoiffé : je vais donc me recoiffer après ce frugal repas pris en front de mer". Donc tu prends le peigne plein d'entrain, même d'un air badin je dirais. Mais une fois que tu rapproches celui ci de ton cuir chevelu, donc de tes yeux (sauf si tu es difforme, mais alors là, c'est con pour toi car en plus d'etre moche, tu vas rien comprendre à cette superbe image), tu vois une horrible masse de cheveux sales accrochés aux dents du peigne. Et des cheveux étrangers en plus ! Répulsion ! Dégoût ! Peur ? C'est là que tout se joue. Si t'es froussard, tu jettes le peigne à la mer, et tu te casses. Mais d'une part, c'est pas très écologique et d'autre part, t'es toujours décoiffé, donc t'as l'air d'un con.
En s'accrochant un peu plus, on arrive petit à petit à oter les cheveux morts coincés entre les dents du peigne, afin de le rendre à nouveau désirable.
Et en plus, si t'es quelqu'un de cool, t'as une veste en jean dans laquelle tu possèdes une poche. Et dans cette poche, tu pourras glisser ce peigne afin de le réutiliser "ocazou".

Come Back Home, Two Door Cinema Club



Ce groupe - ayant eu le bon gout de mettre un matou en pochette de leur album - me semble une parfaite synthèse de beaucoup de groupinets britons de ces dernières années. J'y entends du Pete & The Pirates, du Cajun Dance Party, du Los Campesinos!, mais aussi quelques airs de Phoenix (cocoricoooo). Sans pour autant que le difficilement évitable côté "déjà entendu 100 fois" n'en gâchent l'écoute, frais et sans prétention, un bon petit album pour les premiers jours ensoleillés.


P.I.G.S.,- Holy Fuck



Découverts en première partie de !!! au Trabendo il y a de cela 2 bonnes années lors de ce qui fut mon meilleur concert parisien depuis 3 ans, Holy Fuck surprend en formation live par l'énergie de leurs samples boostés par une batterie surpuissante. La bizarrerie des bandes magnétiques qui pendouillent de leurs consoles, sur lesquels ils "travaillent" en direct intrigue aussi. Jouissif, puissant, dansant, ça tabasse et fracasse. En album par contre, c'est beaucoup plus fadasse, et l'on se surprend à n'en écouter que 2-3 titres avant d'aller voir ailleurs.
Une sensation frustrante lorsque l'on souhaite faire découvrir ces trublions canadiens autour de soi, qui semble disparaitre sur leur second album, Latin.
Plus cohérent, cet album monte en puissance au fur et à mesure des 9 titres proposés, pour terminer sur ce génial P.I.G.S.

Kontact Me, Boys Noize



De la même manière que le Julian Casablancas précédemment, ce titre de Boys Noize date de 2009, et fit partie d'un des albums présents dans mon top 10 annuel. Issu plus ou moins de la même "portée" que les Justice et autre Digitalism, l'allemand Boys Noize n'eut pas les "honneurs" de publicités et autres éclairements médiatiques sur son pourtant excellent, premier album Oï Oï Oï. Plus sombre, plus crade, son electro passe plus difficilement et laisse un goût étrange en bouche. Moins de mélodies "faciles" que Digitalism, ou de pompe 80's que Justice, Boys Noize reste plus en retrait du "grand public", tout en traçant sa route.
Son plus récent Power continue dans cette lignée de morceaux complexes et puissants. Free, Herta et Pampers n'y trouveront toujours pas leur compte pour de nouvelles annonces.

Clubhoppn, Para One


Restons dans la veine électronique avec un morceau du producteur électro frenchie Para One. Un titre qui "glitche" bien comme il faut, en me faisant furieusement penser à Jackson and His Computer Band. Le morceau est extrait de son premier album, Epiphanie, mais également de l'un de ces premiers EP, sortis tout deux chez Institubes.
Le garçon est aussi connu pour avoir bossé sur les 3 albums de ses potes de TTC et pour écrit la BO sub-aquatique du film La Naissance des Pieuvres. Cette dernière se détachant nettement de autres productions par un côté bien plus "ambiancé" proche de Boards Of Canada.

Model, To My Boy


Ils sont jeunes, hirsutes, aiment les couleurs criardes, les gros synthés mélangés aux guitares, sont basés en Angleterre et ont sorti un premier album (co) produit par James Ford. Il ne s'agit pourtant pas des Klaxons, même si les ressemblances sont légion, mais du duo Liverpuldien de To My Boy.
Sans posséder la finesse mélodique de leurs "ainés", leur electro-rock reste efficace et plaisante à dose raisonnable. Un nouvel album, The Habitable Zone, fera son apparition dans l'année. Pour une fois, ils ne seront pas en retard sur les Klaxons dont le silence devient à la longue inquiétant...

I'm Watching You, Jay Reatard


Mr Jay Reatard a bien fait de s'empresser durant 28 années pleines d'enregistrer un grand nombre de 45 tours, EP, albums, singles... avec les Reatard, les Lost Sounds, les Final Solutions ou encore les Nervous Patterns. Sous son propre nom, deux albums "seulement" dont Watch Me Fall paru en 2009. Des savants mélanges de pop, de punk, de garage, bricolés avec 3 ficelles, le tout enveloppé d'une énergie folle et d'une voix un brin nasillarde. Beaucoup d'ingrédients qui en firent donc un "grand espoir de l'indé US". Un statut qui n'évoluera hélas pas, car il fut retrouvé le 13 janvier de cette année, mort sur son lit, un mélange de cocaïne et d'alcool dans le sang. Une enquête pour homicide est en cours. Pas glop.


Evil Son, The Willowz


Ces garnements californiens chouchous du bricolo-réalisateur Michel Gondry - dont le fils dessina une version de la pochette de leur album Chautauqua - s'étaient un jour amusés à tagger l'url du site web de leur groupe (avec un Z à la fin) sur le tour bus des Strokes. Un après concert arrosé en leur compagnie, quelques plaisanteries sur le nom de ce pauvre Nikolai et les quelques échanges de poings qui en découlèrent : ils se retrouvèrent alors dehors devant le tour bus, un marqueur à la main.
Branleurs.
Mais des branleurs sacrément doués pour balancer un rock oscillant entre garage, psychédélique ou blues. Des branleurs la tête dans une autre époque mais les pieds dans la notre. Et c'est tant mieux, cela nous offre l'opportunité de les voir transpirer en live avec leur (ex?)ceptionnel batteur.

Gravity Blues, Black Box Revelation

Les duos "guitare / batterie" n'ont jamais été aussi nombreux que depuis l'arrivée des White Stripes. Ont ainsi pris le pas Black Keys, Two Gallants, Blood Red Shoes, mais aussi les belges Black Box Revelation. Difficile d'innover totalement avec une formation si restreinte, : on se retrouve souvent avec un rock décliné avec des accents bluesy (Black Keys), folk (Two Gallants) ou pop (Blood Red Shoes). Les Black Box Revelations, découverts en première partie de leurs compatriotes flamands dEUS, seraient alors à mi -chemin entre le premier et le dernier duo cité.
Moins subtile que celle de Dan Auerbach, la guitare des BBR balance de bon gros riffs distordus pendant que le collègue martèle sur ses fûts comme si sa vie en dépendait. Tout en sachant mettre la pédale douce pour quelques morceaux plus posés, comme sur celui proposé ici.

Answer To Yourself, The Soft Pack - The Girls Taught Me A Dance, The Strange Boys


Deux groupes qui fricotent depuis plus ou moins longtemps - 2007 pour les premiers, avant nommés The Muslims, et 2001 pour les second - avec la scène indé US, empilant les EP, singles et LP. Ce ne sont pourtant que leurs ouvrages de 2009 (And Girls Club pour les Strange Boys) et 2010 (album éponyme pour les Soft Pack) qui me les feront découvrir simultanément.
La scène indé US en question n'est pas celle des Vampire Weekend, Yeasaer et autres Very Best avec leurs pop-songs MamadouEtMariamisantes, mais plutôt celle proche des Black Lips et leur rock kinksien.
Si les chansons des Soft Pack brillent par leur immédiateté, celles des Strange Boys peuvent être desservies par une voix assez spéciale parfois taxée de "trop dylanesque". Une sensation bien plus présente sur leur dernier et tout récent album, Be Brave.

Tout ce fatras est donc toujours disponible [[ici]].
to be continued...